Il fait si chaud à Sofia ! Pas un peu d'humidité, pas une goutte de pluie ni un brin d'orage, alros pas de champignons ! Dommage ! A l'inverse, ce que l'on trouve en ce moment, ce sont toutes sortes d'herbes à s'offrir pour passer un bel hiver en appréciant une tisane de chez Home-Made ! Hum, ça sent bon et ça pousse dans le Vitosha !
Bon, alors, le 14 juillet sous un petit 40°C tout chaud, c'est sans nous ! Nous sommes allés dans la forêt du Vitosha, pour prendre un peu le frais...
retrouver les petits sentiers et les ponts de bois tout neufs ! Les poustiques trainaient leurs ailes du côté des ruisseaux, alors on ne s'est pas éterniser dans leurs quartiers privilégiés,
mais nous avons hautement savouré notre avancée sur les sentes quelque peu encombrées par des sapins morts tombés en plein milieu. Pas de soucis, de nouveaux chemins se frayent pour le plaisir de tous !
La récompense... Au sortir de la forêt, l'accès aux cailloux, aux parfums, aux chants invisibles ! Est-ce vraiment une récompense ? La chaleur n'est plus écrasante, elle devient assourdissante !
C'est vrai que c'est très beau et les nids de couleurs sont délicieusement agencés... mais l'entendez-vous, cette chaleur qui plombe ? Quelle pourrait-être sa note ?
Heureusement, les montagnes bleues donnent une belle respiration et invitent à l'envol ! Une seule idée : s'alléger, loin, très loin au-dessus de la fournaise, dans le silence de l'azur !
Les crocus ont disparu, mais les hautes fleurs violettes dansent au vent de belle manière ! Plaisir !
Quand on aime, on ne compte pas. Nous sommes retournés du côté de la forêt, deux mois après notre tentative de pique-nique dans les crocus et la neige sale. Plus de neige, mais encore un sol très spongieux, un paradis pour les moustiques en pleine ponte ! La chaleur invite à plonger dans les ténèbres des bois...
Plaisir de découvrir de nouvelles huttes toutes parfumées de résine qui n'attendent plus que les familles électrisées à l'idée de pique-niquer au bon air, ou encore de prendre un bain de soleil sur un transat destiné à cet effet.
Plage de ville, donc l'eau de la Mer Noire est ici un peu huileuse, avec algues vertes et caillasse, avec aussi une eau à 29°C et un sable brulant qui crame les pieds, mais...
Nom de Zeus que ses BLEUS sont beaux ! Ils tirent presque sur le Bleu Oxygène ! Très belle atmosphère saturée de lumière poudrée. Ca vaut bien un petit IceTea avec une pause C. pour qui fume. Il est 17h30, il vient de tomber une très grosse averse et 10 minutes plus loin, le ciel se refait une beauté derrière une nuée virginale.
Alors que Jean Vilar aurait eu cent ans cette année, une pensée émue vers lui et son Théâtre National Populaire ! Découverte un peu magique, dans le jardin maritime de Varna, du Théâtre d'Eté. Quelle profusion de verts !
Un spectacle se prépare et il faut essuyer la scène après la grosse averse de fin d'après midi. Ce soir, on joue Don Carlos.
A quand la décentralisation et un festival d'Avignon invité à Varna ?
Après l'ondée, le soleil arrête de bouder et sort de derrière son nuage, histoire de briller de ses derniers rayons avant l'arrivée étoilée de la nuit !
Pendant ce temps, dans les joncs, les oiseaux cherchent refuge pour un nouveau somme ;
le ciel vérifie que son bleu azur a retrouvé un peu de ses couleurs neuves ;
et tranquillement, en silence, le petit bateau de touristes rentre au port, derrière la rampe de joncs aux oiseaux déjà endormis. Il trouble à peine la surface du lac. Tout est calme, le soir peut retrouver ses droits.
Quelle surprise de découvrir encore de la neige, de la neige en tas, de la neige sale, partout, dans toute la ville, le long des parkings, des trottoirs, des rues. Pas une miette de vert tendre à l'horizon ! Ca fait drôle surtout lorsqu'on arrive de France où le printemps a commencé à chanté. Bon, l'hiver est encore bien ancré par ici. Il faut patienter au moins qu'au 21 mars, après on aura le droit de se plaindre !
Que de neige ! La crainte à présent, c'est d'être capable de gérer la fonte ! Tout le monde redoute les inondations, car bien évidemment les trous d'évacuation sont gelés en densité... Affaire à suivre.
Ramassées sur elles-mêmes avec leurs feuilles jouant le rôle protecteur d'un cocon, certaines arborent encore leur inflorescence en marcescence.
A quoi vous font-elles penser ?
D'énormes chardons oubliés ? Pour moi, ce sont plutôt des roudoudous tels qu'on les trouvait collés derrière les cartes en carton du 1er avril dans les boutiques de farces et attrapes, il y a fort longtemps !