Somptueusement belle !

tellement grande, tellement fabuleuse !
La synagogue de Sofia est la plus grande d'Europe !
La plus grande était celle de Vienne, mais elle a disparu dans un incendie... Alors !
en plat de bonne mine... (car le Пататник est une omelette enrichie de fromage et de patates du massif des Rhodopes, dans le sud de la Bulgarie.)



Profitons encore un peu de ce beau billet, avant qu'il ne se fasse remplacer par l'Euro un jour de grande lessive économique !
C'est un petit bout de l'Eglise Russe Saint Nicolas aux cinq bulbes dorés à l'or fin et porteurs d'une croix orthodoxe atypique. Elle a été restaurée il y a une dizaine d'années et les feuilles d'or pour ses clochetons a été offert par le Patriarcat de Moscou. Il faut dire que cette église a été construite juste avant la 1ère guerre mondiale, à la demande d'un diplomate russe qui ne voulait pas aller prier dans d'autres églises bulgares. Construite sur les plans des églises russes du XVIème siècle, elle semble être une petite soeur balkanique de celles qui se trouvent au Kremlin.
La crypte mérite toutes les attentions ! Là repose l'Evêque Serafin (1881-1950) qui au début du XXème siècle dirigea la Sainte Eglise russe en Bulgarie. Très aimé, ce Père très pieux est sur le point d'être canonisé par les Sofiotes qui voient en lui un grand Saint Homme. D'ailleurs, près de son sacophage de marbre blanc, une boîte aux lettres (c'est moderne, maintenant !!) leur permet de glisser toutes les requêtes et prières qu'ils lui adressent...
Si l'on oublie un instant les énormes bâtiments d'architecture stalinienne qui stigmatisent son univers telle une cicatrice de vaccin qui aurait dégénéré, et que l'on s'attarde devant certaines façades du Centre Ville, le charme d'antan renaît doucement. Ecoutez sa musique et laissez-vous bercer. D'ici 20 ans, Sofia sera sortie de la grisaille et de l'abandon. Déjà, les places et les jardins retrouvent leur respiration malgré quelques statues caractéristiques d'une époque rouge, les immeubles sont ravalés, les décorations en stuc ou en céramique restaurées et les murs accueillent à nouveau de douces couleurs, les balcons au ventre bombé sont ornementés de fer forgé complété et les clochetons et tourelles ont à nouveau toutes leurs écailles de tuiles colorées ou de cuivre rouge pour rutiler au soleil.
Petit à petit, la ville donne l'impression de se dégripper et retrouve un peu de son cachet. Son coeur se remet à battre lentement, un balbutiement qui gagne en rythme. Pourvu que rien ne l'arrête dans sa lancée et qu'avec le nouveau vent de liberté qui souffle par ici, elle ne perde pas son âme.
Nombreux sont les investisseurs qui voient en Sofia ses grandes potentialités et la manne qu'ils pourraient en tirer. Mais Sofia n'est pas à vendre et la Bulgarie ne doit pas se laisser brader non plus. Elles ont simplement besoin d'être aidées et conseillées pour se remettre sur pied, et non d'être pillées et saccagées au nom de l'économie -libérée- de marché !