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Sunday, June 26, 2011

Vivre à l'heure de l'été

et siroter une Grenadine ?

En plein coeur de Sofia, dans la rue du Tsar Asen
c'est possible !

C'est un tout petit endroit, aussi grand que le fond de la poche du bon génie qui aide Aladin. Multicolore à souhait et propice à la nonchalance.
Eh, Nathalie, on y va quand ?



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Sofia, rue du Tsar Asen 1er, 20 juin 2011, 24°C

Tuesday, August 24, 2010

Sous le Tsum

Le Tsum était le magasin général de Sofia, un Printemps Haussman ou Galeries Lafayette, petit frère du grand Tsum moscovite à l'époque rouge. Il est monumental mais désert aujourd'hui. Il y règne comme un parfum d'avant la Démocratie. Il s'est endormi dans ses faux fastes.

Sunday, May 2, 2010

L'esprit BAZAR bulgare

au bout des couloirs de verdure
Vivre à Sofia, c'est aller de découvertes en découvertes. Le comble, c'est qu'elles se font souvent au bout de couloirs, qu'ils soient en plein air ou couverts ! On s'enfonce dans un couloir et on débouche sur un éden, un oasis, un paradis, selon son point de vue. Ce jour-là, nous cherchions une pharmacie. C'était un samedi et nous n'étions pas vraiment dans le "centre central" de la ville. Un gros APTEKA bleu nous a sauté aux yeux.

Nous avons sereinement suivi les flèches et les guirlandes d'ampoules, alors que le temps virait à la pluie, et là... surprise !

Dans une niche "câblée", une théière délicatement posée sur un tapis de dentelle arborait fièrement son bec, tandis qu'au-dessus d'elle, pérorait une petite saucière... Effets psychotropes de la fièvre ? Que nenni ! Et d'ailleurs : qu'y avait-il dans le tiroir ? En regardant autour de nous, d'autres meubles étaient de sortie et abritaient le temps d'une exposition silencieuse, des objets insolites que l'on a plutôt l'habitude de retrouver dans les salles à manger empoussiérées des vieilles dames.

Nous étions dans l'arrière-cour d'un ensemble de maisonnettes, dont l'une avait été aménagée en restaurant, le 'Méditerranéo'.

Ainsi, son jardin décoré, son mur de lanternes, ses tables éparpillées le long de l'allée de pavés (qui mène bel et bien à une pharmacie, laquelle était fermée ce samedi-là), sa verdure, nous ont donné envie de revenir et de tester pour vous un dîner au clair de lune, loin du bruit de l'avenue Oborischté, et en plein air, s'il vous plaît, histoire d'échapper aux effluves de nicotine encore d'actualité dans les salles de restauration. Une découverte en épisodes, donc !

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Rue Oborishte, 18 avril 2010, 12°C

Friday, April 30, 2010

De la terrasse sur trottoir

à Macao... tout un monde !

Deux chaises sur un tréteau... lequel est monté sur un trottoir : c'est une terrasse-fumoir en Bulgarie. Ces chaises de bistro appartiennent à la boutique SOLEIL et LUNE, dont Patatnik vous a déjà présentée la grande soeur Restaurant et Boulangerie dans un autre papiel. Alors, que trouve-t-on dans cette boutique ?

Bien sûr, il y a des graînes, pas pour les oiseaux -quoique- mais pour les Hommes (et les femmes donc !), parce que une boutique bio sans "graînes", ça perd un peu de son image... rie (et rires) !!! Donc, voilà, c'est une boutique bio, mais pas seulement. En fait, c'est un endroit qui parle du bien vivre, du mieux-être, du présent dans l'instant et de la richesse dans la simplicité, du retour aux choses perdues, oubliées, grimées, détournées, maltraitées, dénaturalisées.

Alors il y a de tout, mais tout ne se vend pas. Dommage pour l'abat-jour que j'aimais bien, brodé main avec des arabesques de fleurs impossibles et des oiseaux en cavale mais toujours siffleurs ! Dommage aussi pour la tasse bleue et verte, et son pot de lait décliné, suspendus ensemble à un porte-manteau détourné en accroche-pots et calé derrière une famille de cactées en pleine croissance ! Logique ! Il y a des bonnes choses à manger à vendre, comme du café, de la farine, du pain fabriqué maison, des gâteaux et des jus de fruits maison, des sandwichs maison. avec des graînes en germe qui dépassent... Il y a aussi des canapés (non comestibles, mais confortables...) dans le coin câlin (car idéal pour les amoureux d'un certain âge qui veulent rester discrets, d'où mon abstinence photographique du coin idoine), qui est aussi un coin pour se faire servir ces douceurs et autres curiosités goûteuses intraduisibles.
Il y a aussi des babioles en vente, comme des petits miroirs de sac-à-main présenté dans le tiroir bleu arrondi à casiers en provenance directe de Macao. Juste en dessous, encastré, une vieille bassine en zinc sert d'évier. Extra !

La vérité, c'est qu'il faut rester un long moment dans l'endroit pour dégoter des trésors, allant de produits introuvables ailleurs en passant par les livres pour enfants ou les disques de musique ethno ou zen ou jazz, sans oublier des petites créations en terre.

C'est-y pas bio, tout ça ? Vous ne pourrez plus dire que vous ne le saviez pas !

SOLEIL & LUNE
1, rue Youri Venelin
(une perpendiculaire à la rue Shiman,
depuis le marché Graf Ignatiev, en remontant vers le Radisson)

Wednesday, April 28, 2010

Dans la "Birari-ia"

de "Monsieur le Maire"...
Attention Messieurs-Dames, ceci est sérieux. Chez "Monsieur le Maire", on mange le midi pour pas cher et si on commande bien, on peut avoir des assiettes roboratives. Sachez d'abord, avant de commander, que les yaourts parfumés au concombre sont apportés en verre, parfumés à l'aneth et servis à la paille et que les saucisses à la mode "chasseur" correspondent à nos saucisses de Strasbourg. Sinon... c'est bon et les serveuses bulgares restent absolument désagréables avec les femmes.

Pour les amateurs de bière... on la brasse maison, et on peut la commander légère, demi-forte ou forte. Le breuvage reste frais et parfumé, ça vaut le détour. La salle est grande, virtuellement séparée par un vide qui marque la présence d'un escalier permettant d'accéder au sous-sol, où il y a une autre salle et les "vécés" (comme on peut le lire dans le dictionnaire franco-bulgare). La loi anti-tabac n'est pas encore passée par là mais ne devrait guère tarder. Il doit y avoir une terrasse l'été, dans la cour intérieure. A expérimenter une nouvelle fois, donc.


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rue pas loin de l'église Sainte Sophie, 13 avril 2010, 13°C

Monday, April 26, 2010

Au bout du bout

du long couloir de la 125 rue Rakovsky

Franchement, il faut le savoir pour le voir !
Observez plutôt : à bâbord, le magasin de vêtements CREDO qui affiche du 50% actuellement, et à tribord un casino en faillite, avec une majuscule habillée aux couleurs de la roulette... Eh bien, entre les deux, il y a une entrée. Au-dessus, une affiche monstrueuse sur fond bleu. Vous avez repéré ? Alors, entrons maintenant :

Il y a là, au bout du bout d'un couloir sombre et qui ne donne pas forcément envie d'être emprunté, une porte vitrée révélant une magnifique et gigantesque galerie d'art contemporain, insoupçonnable et étonnante, fabuleuse dans ses proportions, merveilleuse dans sa lumière. Nous l'avons découverte par hasard, en essayant de rattraper une petite fille qui s'enfonçait rapidement dans le long couloir... Merci à elle !
Cette galerie est ouverte tous les jours et change d'artiste chaque mois. Actuellement, c'est un prof d'art de l'école des beaux-arts de Sofia, spécialisé dans la peinture monumentale qui présente son travail. A voir, à vivre, ne serait-ce que pour plonger dans cette atmosphère de lumière et de couleur. Plaisirs !


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125 rue Rakovsky, 25 avril 2010, 15°C

Sunday, April 18, 2010

Kotka i kotka

une adresse pleine de merveilles !
En octobre dernier, Patatnik vous présentait une de ces boutiques en soupirail, sans pour autant y entrer. Aujourd'hui, descendre les quelques marches qui mènent à la boutique "Kotka i Kotka", c'est comme passer par le tunnel pour suivre le lapin blanc en retard pour l'anniversaire de la Reine. On arrive dans une petite pièce remplie de trésors, des bijoux création inédite aux gravures petit et moyen formats, en passant par une myriade de beaux objets, qu'ils soient en terre, en porcelaine ou en tissu, en cuivre, bronze ou en bois. Les tables, les chaises, les étagères des armoires et même les tiroirs suspendus regorgent de délicatesses soyeuses, d'enchantements surprenants, bref... de "curiosités" comme on disait au XIXème siècle.
Attention : le temps n'a vraiment pas d'emprise dans cet endroit et d'émerveillement en ravissement, on peut facilement y rester une bonne heure, s'offrir plein de cadeaux et se faire doucement plaisir. Mmmm, ça fait du bien !

A Sofia : 8, rue du 11 août
A Sozopol : 20, rue Cyril et Méthode


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Rue du 11 août, 13 avril 2010, 14°C

Friday, April 16, 2010

Soleil et Lune

en tête-à-tête

Quand le soleil a rendez-vous avec la lune...
Et pour les Bulgares, quelle est leur expression déjà ??

Dans ce lieu, on a l'impression de voyager au coeur de la Provence. Il règne cette ambiance de temps qui se la coule douce, de bons pains, de bons produits, de lumière filtrée par le soleil chantant. L'accordéoniste a laissé son piano à bretelles au patère le temps de s'offrir un petit plat végétarien du jour à la table des commensaux, tandis que derrière le comptoir, s'active le boulanger dans la préparation de ses boules de pain qu'il va enfourner l'instant suivant. Ici, le pain -magnifique, appétissant ET délicieux- est vendu dans toutes ses variations, tout comme la farine (complète, semi-complète, seigle... les amateurs sauront reconnaître celle qu'ils désirent pour se préparer leur pain à la maison).
Alors, si vous vous promenez du côté du Boulevard Vitosha, prenez donc la Kniaz Boris et remontez-là pour débusquer ce haut-lieu du goût et des saveurs.
Si vous voulez y déjeuner, expérience que je vous invite vivement à vivre, un conseil : arrivez tôt ou tard, car c'est vite plein. Heureusement pour nous, avec Madame Goûte-à-Tout et nos enfants, nous avons eu la chance d'avoir une grande table en bois, tout au fond de la salle, dans une petite pièce avec une fenêtre ; la poussette a même été remisée dans la réserve des sacs de farine ! Nous avons fait confiance au menu du jour, et ce fut un véritable festin de curry et de galettes de petits pois. Les enfants ont apprécié leur limonade maison (car le coca est proscrit dans ce restaurant végétarien/bio et humble bobo ! Bravo !

Restaurant végétarien et boulangerie
ouvert tous les jours même le dimanche
18b, rue W. Gladston
(à l'angle de la rue du Prince Boris)
et
Magasin bio,
ouvert tous les jours sauf le dimanche
1, rue Youri Venelin

Un extrait ?

photo extraite du site sunmoon

"Art-café INKETINKE shines in the middle of the beating hard of Sofia. At the corner of Shishman and Yuri Venelin, just after climbing few steps you enter a different world."


En savoir Plus : sunmoon.bg
(cliquez sur "en" en haut à gauche pour obtenir la version anglaise du site)

Wednesday, April 14, 2010

Dans l'intimité de

l'Appartement

Avec du vieux, on fait du neuf ! Ce dicton prend toute sa dimension ici. L'appartement ou La Chocolaterie se trouve une haute demeure Renouveau National, dans les deux appartements attenants de l'étage, dont on aurait enlevé les portes d’entrée -l'un est pour les fumeurs et pas l'autre. On peut y aller de 10 heures du matin à tard, très tard dans la nuit.

Après la pièce aux sofas rouges protégée par un dragon de lumière, une très belle véranda ensoleillée est devenue notre escale matinale. Dans la cuisine, juste après l'entrée, l'hôtesse qui attend les requêtes, prépare déjà les deux jus de fruits que nous sommes allées sélectionner, en les regardant derrière les vitres du réfrigérateur ! On peut voir aussi les mousses au chocolat, les gâteaux maison ou le hommos en plat du jour. Juste à l'entrée de la salle des commandes, une ardoise bien remplie détaille toutes les saveurs et douceurs de la maison, mais c'est en cyrillique manuscrit...

Chaque pièce a gardé son papier peint, ses moulures, ses carrelages, planchers et tapis, ses objets et ses couleurs, bref, sa personnalité, à tel point qu'on a l'impression d'être invité chez des amis qui ont décoré leur maison avec des milliers de souvenirs ramenés de leurs voyages en Orient. Les pièces ont gardé leur fonction d'origine, et cela devient un jeu de découvrir la bibliothèque, les salons, le bureau ou les salles de bain. En journée, les lieux sont déserts et se régénèrent à la lumière du soleil, mais dès que la nuit reprend ses droits dans les rues de la ville, la maison comme par magie se remplit d'une foule de jeunes gens, étudiants et fêtards en retour de soirée ou en tournée, et c'est l'appartement des fumeurs qui est le plus fréquenté.

Ce matin-là, seules dans toute la maisonavec Madame Goûte-à-Tout dans la véranda chauffée à blanc par un soleil printanier, nous avions opté pour des jus de fruits frais faits maison* et un gâteau au chocolat maison absolument vertigineux de douceur. A noter que le chocolat est aussi fait maison, avec du miel à la place du sucre !

Depuis la véranda, vue sur la terrasse d'un restaurant
bientôt ombragée par des marronniers.


Une bonne adresse à mettre dans ses petits papiers sucrés, donc !

* Le vert : mélange de gingembre, pamplemousse et feuilles de menthe pillées ;
Le rouge, à la fraise.

L'appartement
rue Neofit Rilski

Monday, April 12, 2010

Deux cop's

dans le jardin municipal

- Et toi, tu l'as visité le nouveau Mall, le SERDIKA CENTER ?
- Non, j'attends l'ouverture du dernier Mall, THE MALL, prévue le 24 avril !
- Quand même, ça va faire le quatrième...
- Tu oublies l'ancêtre des Mall, ma Chère, le TSUM, le Grand Magasin des Grands Magasins, l'ancien grand magasin d'Etat devenu galerie marchande sur cinq étages.
- Oui, c'est vrai ! Mais tu ne trouves pas que c'est surannée comme ambiance ? On dirait qu'il y a plus de personnel que de visiteurs !!
- Certes ! Est-ce que ça marche ? Quel Bulgare va faire ses courses aux Mall ??
- Ca... ça reste un mystère !

Saturday, April 10, 2010

La serre aux papillons

est ouverte à nouveau !

Tandis que repose dans un coin oublié du jardin, un personnage historique plutôt célèbre dans le pays,

les premières heures du printemps permettent aux aficionados des terrasses de retrouver cet havre de paix, derrière le Palais des Beaux-Arts. Là où le Roi Ferdinand élevait ses papillons a été transformé en bar d'été :

Il règne par ici une belle atmosphère, avec une musique tantôt jazz, tantôt lounge. Ce bar est idéal pour se retrouver entre amis ou copines, en amoureux ou tout simplement pour s'offrir une escale promenade. On peut y siroter selon les heures, une boisson chaude ou fraîche, un cocktail frappé ou opter pour une glace enturbannée de Chantilly, voire savourer quelques amuse-gueules ou croque-en-bouche.

La terrasse longe le jardin et c'est un régal : les oiseaux s'en donnent à coeur joie, et ce, pendant les trois saisons en approche !

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Parc du Palais (derrière le musée des Beaux-Arts),
5
avril 2010
, 14°C

Thursday, March 4, 2010

Trésors éparpillés

au musée archéologique de Sofia

A l'origine, l'édifice qui abrite une très belle collection archéologique était La Grande Mosquée de Sofia. C'est aujourd'hui le plus ancien bâtiment de la capitale, construit de 1454 à 1494 sous la gouvernance de Mahmoud Pacha, en lieu et place d'une église chrétienne détruite par les Ottomans.

Au fond, au-dessus de l'escalier monumental, l'unique copie du musée est celle du chevalier de Madara. Objets et pierres de la préhistoire, de l'Antiquité, du Moyen-Age et la salle au trésor des Thraces sont à explorer en plusieurs fois !

C'est un musée très plaisant, où l'on prend goût à y venir souvent, pour s'y poser, s'asseoir sur un banc, rêver ou croquer quelques fresques et statuettes -puisque les photos sont proscrites, les cartes postales inexistantes et les catalogues aussi !

Dans le grand hall, sur la gauche de l'escalier central, vous découvrirez la véritable affiche de pierre de l'Arena Di Serdica, cette publicité de l'époque qui annonçait à l'entrée de Serdika la présence d'un arène pouvant accueillir jusque 25 000 spectateurs !

En raison de la richesse de ses collections et de son centre de recherches reconnu*, ce musée étonnant se place dans le top des musées archéologiques européens, avec celui d´Athènes ou d´Istanbul pour la région des Balkans. Fermé le lundi.

NB/ Les photos du musée ont été prises en aveugle et celle de la plaque est une photo d'une brochure et non de la plaque exposée dans le musée.

Wednesday, March 3, 2010

De la réclame à la pub....

Ségala va se faire teindre en blonde quand il saura que l'un des premiers panneaux publicitaires de l'Antiquité a été découvert à Sofia ! Cela remonte à 1919 : pas très loin de l'actuel bâtiment du Conseil des Ministres, c'est-à-dire à l'entrée de la ville de l'époque -SERDIKA-, les archéologues avaient mis à jour une plaque de pierre entière représentant des scènes de combat entre hommes et bêtes féroces. C'était un panneau d'affichage annonçant les combats de gladiateurs dans l'amphithéâtre de Serdika. Ours, lions des sables, taureaux et crocodiles appartenaient au bestiaire !

Aujourd'hui, cette plaque est à découvrir dans le musée d'archéologie de Sofia, mais elle sert également d'accroche publicitaire pour l'ARENA Di SERDICA l'hôtel 5 étoiles, construit face à l'Institut Goethe, non loin de la Dondoukov.

S'il porte ce nom, c'est qu'en le construisant en 2004, une découverte inédite a été faite : celle de l'Amphithéâtre de Serdika, commencé sous l'Empereur Dioclétien et terminé sous l'Empereur Constantin 1er le Grand (IIIème-IVème après J.C.). Cette arène est presque aussi grande que celle du Colisée, à 10 mètres près !
Suite aux fouilles de sauvetage, un sixième du bâtit a été restauré et savamment mis en valeur dans l'hôtel Arena di Serdica. Tous les jours, il est possible d'y entrer pour visiter ces ruines mises à jour.

Alors, pour ajouter au plaisir de la découverte, nous y sommes allés dimanche dernier et nous nous sommes régalés d'un brunch roboratif dans la salle du petit-déjeuner de l'hôtel (comptez environ 20 leva par personne) ! Voici quelques images pour Madame GoûteATout, qu'il me tarde de retrouver pour une nouvelle escapade gustative dans les contre-allées de Sofia !

Arena Di Serdica peut donc être une escale à la fois ludique, culturelle et savoureuse pour tout promeneur du dimanche... Qu'on se le dise !


L'hôtel Arena di Serdica a un site :
www.arenadiserdica.com

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Rue Budapest, 28 février 2010, 15°C


Tuesday, December 29, 2009

Le théâtre des marionnettes de Sofia

Un grand BRAVO !
Sofia possède un trésor extraordinaire ! Un grand théâtre de marionnettes près des théâtres de la rue Rakovski. Créé en 1946 par Maria Penkova, le théâtre de Marionnettes de Sofia n'est pas un théâtre d'amateurs, et compte plus de 70 ans d'expérience. Il est connu dans le monde entier et depuis toujours a participé à des festivals internationaux comme celui d'Edinbourg en Ecosse.
Pour mon Noël, je me suis offert mon premier spectacle de marionnettes et quelS bonheurS !

La salle était pleine d'enfants et d'adultes. Soudain, une petite musique entraînante s'est faite entendre, que les habitués des lieux ont même reprise en choeur ! Dans cette "Cuisine d'Andersen", les cuisiniers, deux femmes et trois hommes, préparent en rythme le repas du réveillon, mais lorsqu'ils tombent sur un livre de contes d'Andersen, des héros bien connus viennent un peu goûter ce qui mijote...
Tout y était : le fabuleux travail de mime et d'interprétation corporelle des comédiens, l'inventivité des créations simples et superbes, la beauté des décors et la richesse de la musique originale qui est restée le lien de tout le spectacle ! Durant plus d'une heure, la magie du spectacle a opéré ! Pas un mot, tout était joué, mimé, rythmé, et tant d'histoires, nous ont été présentées, de la Princesse au Petit Pois qui inspecte les pâtes feuilletées et fait sa difficile, au Vilain Petit Canard, en passant par les Cygnes Sauvages et les Habits Neufs de l'Empereur. Belle prouesse ! Chapeau !
A la fin de la représentation, le génie des lieux a expliqué en bulgare, que tout cela appartient au monde des contes, des rêves, des fables, mais qu'il reste tout de même une part de vrai... C'est du moins ce que je crois avoir compris. Peu importe : au sortir du théâtre, j'ai repris une place pour le début de l'année. Il me tarde de découvrir : Снежната кралица / La Reine des Neiges. Parleront-ils bulgare ? Et quand bien même ! Le jeu de ces comédiens, véritablement proche de la chorégraphie, est limpide et on oublie très vite la barrière de la langue.

Laissez-vous donc tenter par cette découverte et offrez-vous de vivre un spectacle fabuleux, d'une rare qualité ! En 2010 aura lieu une nouvelle biennale ! Génial !


Allez directement au théâtre pour réserver vos places.
14 rue Général Gurko - Sofia
Tarifs : variables entre 4 léva et 5 léva.

Pour en savoir plus sur ce théâtre et cette troupe de professionnels, depuis la création des marionnettes à l'enregistrement de la musique originale :
http://www.sofiapuppet.com



Friday, December 18, 2009

Sur les pavés,

la Plage si bien entretenue.

Vous ne l'aviez jamais soupçonné, et pourtant !
Sur la place du Théâtre municipal, c'est Sofia Plage !
Dommage que le temps ne soit pas de la partie !
Où est le soleil qui rend le sable si blond, si chaud, si doux ?
Pour une belle plage réussie, il faut bien étaler son sable
et lui offrir un lit sans faux plis.
Pour ces ouvriers, il faut passer le racloir tous les matins
et effacer les traces de pas et de pattes.
Et ces rouleaux de zan géants, c'est pour quoi faire ?
Pour les étaler aussi, pardi ! Les étaler sur la belle place toute lisse
et toute bâchée de toile plastique.
Quand tous les rouleaux sont installés en rangs serrés,
il faut brancher l'une de leurs extrémités à un gros tuyau
qui court sur toute la largeur de la dite "plage".
Devant le Théâtre Ivan Vassov,
la vaste étendue de zan est prête...
Les cloisons publicitaires sont maintenant installées.
En raison de notre départ imminent, vous ne verrez la patinoire terminée qu'à la fin du mois.
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Jardin Municipal, du 10 au 17 décembre 2009, 3°C.

Tuesday, December 15, 2009

Secrets de Marionnettes...

Prologue :
"- Comment ça, elle n'est pas prête ?
- Oui, il y a encore des petits coups de ciseaux à donner dans les cheveux pour qu'on lui reconnaisse sa grosse tête toute ébouriffée !
- Mais qu'elle lui taille une casquette, ce sera plus rapide !"

Oh la la, ça barde chez le Faiseur de Théâtre d'Ombres ! Il a peur de prendre du retard pour son dernier spectacle, "Macha, le voyageur des grands chemins et la danseuse étoile".

Ce n'est que lorsqu'on passe de l'autre côté de l'écran virginal à la lampe aveuglante que l'on comprend un peu mieux son inquiètude. Voyez, il manque le petit frère de Macha et c'est la dame au fond, assise sur la banquette, qui est en train de le découper. Le Faiseur de Théâtre l'aidera -en grognant- à assembler les pièces avec des attaches dites parisiennes, puis scotchera délicatement quelques bâtonnets sur la silhouette de papier pour pouvoir l'actionner, c'est-à-dire "lui donner vie", comme il dit !

**Ö** .ö. **Ö**


Ce dimanche-là, à la 'Tchaï Veuve Fabrikata" de Sofia, il régnait une belle euphorie. De nombreuses familles avaient pris d'assaut fauteuils, chaises, tables, coins et recoins du grand salon, tandis que leurs jeunes enfants allaient de ci, de là, d'un atelier à un autre... C'est que depuis plus d'un mois en effet, chaque week-end, une petite chouette, Little Owl*, vient poser ses malles magiques pour initier les enfants à plusieurs activités. Vous comprenez pourquoi le faiseur de théâtre d'ombres est sur son 31 et pourquoi il veut que ses marionnettes soient parfaites pour la représentation qu'il doit donner.
Beaucoup de jeunes enfants étaient présents. On sentait la joie palpiter : comme autant de papillons dans un champ de fleurs sauvages, ils s'ébrouaient de partout ! Alors que certains acceptaient de mettre à l'épreuve leur patience pour jouer à la pêche miraculeuse, d'autres patouillaient et bidouillaient consciencieusement de la pâte à sel colorée, avant de l'écraser et d'utiliser de petits gabarits pour donner naissance à des sujets qu'ils emporteront pour décorer le sapin de la maison. C'est derrière, dans le long couloir que le groupe des fabricants de bougies avait posé ses pots de cire liquide et ses bassines d'eau glacée. Attention en passant près d'eux, il ne fallait surtout pas les bousculer ! Tremper la mèche dans les petits pots demande beaucoup d'habileté et de patience...
Mais pourquoi vouloir passer par là, me demanderez-vous ? Tout simplement parce que la pièce du fond avait été transformée en un tout petit espace de vente, le temps de ces week-ends récréatifs. C'est le repère véritable de la Petite Chouette, et je peux vous garantir que les mamans ou les grand-mères dénichent des trésors de jouets pédagogiques que l'on pourrait trouver facilement chez un F_ _c Ev_ _l et J_ _x ou dans un Nat'&Déc. français, mais pas ici.

Pour jouir d'une atmosphère plus zen, il faudra y retourner quand les fêtes seront passées et que l'agitation de décembre sera retombée, car la TchaÏ Bvb Fabrikata (traduction littérale du bulgare : "le thé à la fabrique") est un merveilleux endroit pour se poser à toute heure, pour se régaler d'un plat du jour ou découvrir le menu végétarien, pour choisir son thé préféré ou commander un inédit. Le grand salon fait aussi office de Galerie d'Art, et y sont régulièrement exposés des tableaux grand format !

*
www.littleowl.bg/en

Tea House / Tchaï Bvb Fabrikata -
Georgi Benkovski 11 - Tel. : 088 705 10 80

Tuesday, December 8, 2009

L'autre visage

de "La Grange"
Repère incontournable pour ceux qui veulent laisser leur imagination se reposer un peu ! En effet, pas besoin d'imaginer, il suffit d'observer et tout le Monde de l'incroyable se révélera à vous !

C'est en prenant le petit chemin qui longe la grosse maison verte de la rue du 6 septembre que vous atteignez un abri en planches mal équarries, (et même avec des trous pour les manquantes) comme s'il avait été monté dans la précipitation et pour des fins temporaires sinon éphémères. Ce furoncle posé sur le mur d'une maison, est-ce un cabanon pour ranger des outils ? Ou des "pipi room" ancien style ? Ni l'un, ni l'autre ! A travers les interstices, on repère quelques affiches : pas de motos ni de playmates, ce sont des affichettes de concerts ou de spectacles plutôt "alternatifs".

Mince, ça y est , le mot est lâché ! Je ne peux donc pas faire durer le suspens plus longtemps ! Effectivement, vous voilà devant le lieu "alternatif" du centre ville, devant l'entrée très recherchée d'un bar de fortune -pour ne pas dire "destroy", 'hard metal" ou "rock'n'roll gothique"- installé dans une grange, laquelle a déjà essuyé ses heures de gloire (sans beauté, certes) il y a bien longtemps -du temps de la deuxième guerre mondiale, lorsqu'elle avait été investie pour servir d'imprimerie clandestine.

Je suis passée par ici de bonne heure un samedi matin, après que toute la faune ait quitté les lieux pour aller se reposer de sa longue nuit bruyante, enfumée et éclairée uniquement à la bougie, que ce soient des cierges ou des petites bougies à thé. La porte était entrouverte. Face à l'entrée, dans la nuit artificielle de la pièce aveugle, une ampoule électrique hurlait de tout son éclat jaune paille prisonnier du filament et bavait de désespoir quelques-uns de ses rayons crus sur le mur noir tout proche. Impossible de faire un pas de plus : une puissante odeur de tabac froid ancestral m'avait déjà agressé la gorge avant de s'incruster, tenace, dans mes cheveux. Un bruit mat et régulier m'intriguait pourtant. C'était le va-et-vient d'un balai effrangé, fatigué de se frotter à la suie, à la crasse, à la noirceur indélébile. Lorsqu'il se retrouvait plongé dans les abysses infernales d'un seau sans couleur, il ne dégorgeait certainement que des bulles alourdies par toutes les ombres denses ayant été piétinées la nuit précédente... Voilà ce que j'ai pensé en apercevant ce balai usé. Fort concentrée, une femme de ménage passait la "lavette" sur les dalles noires et défoncées. Elle s'est arrêtée au bout d'un long moment, m'a regardée un instant puis demandé ce que je voulais. Impossible de lui répondre autrement que par un sourire, de la saluer et de reprendre le chemin de la sortie, derrière les planches branlantes, pour respirer au soleil frais, à grandes goulées gourmandes. A chaque inspiration, j'attisais cette illusion de me délester un peu plus de l'Odeur du lieu. Et puis, il me fallait remettre en grande hâte mes idées en place tout en accueillant avec bonheur les toutes premières impressions de surprise, de peur, d'écoeurement, de dégoût et de fascination mêlées.
Y avait-il une mezzanine ? En voyant les drôles de petites ouvertures donnant l'idée d'un visage déformé qu'aurait pu peindre avec moult détails Archimboldo, voire -plus proche de nous- Magritte, on peut le supposer, mais à l'intérieur, tout était plongé dans une telle noirceur que les lignes se fondaient dans l'obscurité. Il faudrait s'y rendre pour de vrai, un vendredi soir vers minuit, par grand froid, avec un masque à oxygène pour les asthmatiques ! Avis aux amateurs !

Ah, Curiosité, tu n'as pas ta Déesse, mais les Grecs auraient quand même dû y songer ! Je t'aurais adressé une petite pensée pour te remercier de m'avoir guidée jusque par ici ! Merci aussi à Lucile pour m'avoir dégoté l'adresse...


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Rue du 6 Septembre, 5 décembre 2009, 6°C.